Aux pays des merveilles ! Rick Leong
Écrit par Marie-France le 24 janvier 2008 – 20:57 -
Exposition des oeuvres de Rick Leong
Le jeune peintre Rick Leong (34 ans), né à Burnaby en Colombie-Britannique mais vivant à Montréal, et qui a obtenu une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia l’an dernier, y présente une dizaine de tableaux regroupés sous le titre Wonderland. Mais ne tentez pas de vous procurer une toile de cet artiste après avoir lu mon texte… Toutes ses oeuvres sont déjà vendues - la plupart le furent le soir même du vernissage, à des prix dépassant les 6000 dollars pour les grands formats!
Leong a, à l’évidence, un talent certain, doublé d’une technique impeccable. Mais on pourra se surprendre de cet engouement si rapide pour toutes ses oeuvres, bien qu’il réalise des oeuvres tout à fait dans l’esprit qui plane ces temps-ci sur le milieu de l’art: comme le titre de son expo l’indique, son travail fait référence au féerique si à la mode de nos jours.
Il sait, lui aussi, s’approprier avec intelligence cette esthétique dans laquelle s’est trop réfugiée notre époque (qui préfère ne pas voir la réalité moins fabuleuse du monde contemporain). Il faut néanmoins souligner que ses paysages à connotation chinoise sont très décoratifs, souvent simplement jolis.
Mais au moins deux tableaux se détachent du groupe et montrent plus clairement ce dont il est capable: The Wrong Phenomenon (2007) et Night Light (achevé en 2008, quelques jours avant le début de cette expo).
Dans ces deux peintures, Leong trouve une manière nettement plus personnelle. La première (qui se retrouve sur le carton d’invitation), montrant un arc-en-ciel, et la seconde, dévoilant des figures fantomatiques, sont picturalement plus innovatrices. Espérons que son oeuvre aille davantage dans cette direction. Voir ses oeuvres source du texte
Parisian Laundry 3550, rue Saint-Antoine O., Mtl
Genre : Galeries - Création visuelle
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Inauguration d’une oeuvre de Rafael Sottolichio
Écrit par Marie-France le 22 janvier 2008 – 22:01 - Rosemont-La Petite-Patrie inaugure une oeuvre d’art public
Les médias sont invités à l’inauguration d’une oeuvre d’art
" La maison que nous avons bâtie " de l’ artiste montréalais Rafael Sottolichio, Le jeudi 24 janvier 2008 17 h 30
Centre Père-Marquette 1600, rue De Drucourt source MONTREAL, le 22 janv. /CNW Telbec/
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Rafael Sottolichio F. et les robots (2003) Huile sur toile 183 X 183 cm |
Voir quelques oeuvres de Rafael Sottolichio
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L’influence du décoratif dans l’art, d’hier à aujourd’hui
Écrit par Marie-France le 18 janvier 2008 – 12:34 -L’art décoratif d’hier
Tabatière 1800-1825, 19e siècle 5 cm Don de Mr. David Ross McCord M15909 © Musée McCord
Utilisé pour la première fois par les aborigènes d’Amérique du Sud, le tabac à priser ou tabac en poudre, qui provient de la plante Nicotiana tabacum, est introduit en Europe au seizième siècle. Priser du tabac devient rapidement une activité très à la mode en Europe, et au cours des siècles suivants, on produit toute une gamme de contenants les plus sophistiqués pour que les hommes puissent transporter leur tabac avec eux. Cette tabatière en forme de globe est un bel exemple d’émail anglais Battersea. Elle a appartenu à John Samuel McCord (1801-1865), le père du fondateur du Musée, David Ross McCord.
Le tabac à priser, sorte de tabac en poudre, fut introduit en Europe au XVIe siècle après que les Européens y furent initiés par les peuples autochtones d’Amérique du Nord. L’usage du tabac à priser se répandit rapidement en Europe, et au cours des siècles suivants, on produisit toute une gamme de contenants permettant aux hommes de le transporter sur eux.
Cette tabatière en forme de globe terrestre a appartenu à John Samuel McCord (1801-1865), père de David Ross McCord (1844-1930), fondateur du Musée McCord. David Ross McCord a ajouté la tabatière de son père à sa collection d’objets historiques car il considérait les artefacts comme des sujets de recherche essentiels à la découverte de la vérité scientifique . Ayant appris de son père comment constituer et préserver une collection, il maintenait toujours une documentation minutieuse afin d’établir la provenance de ses artefacts .
Au milieu du XIXe siècle, priser du tabac était une activité réservée aux gentlemen. Priser était un art sophistiqué qui consistait à aspirer par le nez une pincée de ce tabac spécial, opération qui était suivie d’un éternuement discret.
L’art décoratif d’aujourd’hui
Exposition en cours Du 17 janvier au 23 mars 2008 Centre d’exposition de l’Université de Montréal
L’’exposition Décoratif ! Décoratifs ? s’interroge sur les différentes dimensions associées au terme «décoratif» dans le domaine des arts. À partir d’une soixantaine d’œuvres choisies dans les collections du Musée national des beaux-arts du Québec, le public est invité à découvrir quatre aspects de cette question.
Décoratif ou antidécoratif ? Surface ou profondeur ? Objet ou sujet ? Séduction ou dégoût?
Pavillon de la Faculté de l’aménagement 2940, ch. de la Côte-Sainte-Catherine, local 0056 (514) 343-6111, poste 4694 www.expo.umontreal.ca
En collaboration avec le Musée national des beaux-arts du Québec
En fait, la soixantaine d’œuvres présentées dans l’exposition nous informent sur les différents courants qui ont marqué l’histoire de l’art, elle-même source de leur inspiration. L’art décoratif est là pour séduire, ou dérouter… à vous d’en juger !
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Les autochtones sont allés en Europe pour la première fois au 16e siècle
Écrit par Marie-France le 18 janvier 2008 – 10:50 -Estampe
Sa Ga Yeath Qua Pieth Tow, roi des Maquas. John Verelst 1710, 18e siècle
Encre sur papier monté sur panneau 35 x 25 cm Don de Mr. David Ross McCord
M1886 © Musée McCord
Sa Ga Yeath Qua Pieth Tow était l’un des quatre sachems iroquois, ou chefs, ayant visité la cour de la reine Anne, en Angleterre, en 1710. Accueillis en grande pompe à leur arrivée, ces hommes avaient effectué le voyage pour demander aux missionnaires et aux militaires de les appuyer dans leur lutte contre les Français. John Verelst a peint quatre portraits à l’huile grandeur nature pour commémorer cet événement important. Durant sa visite, Sa Ga Yeath Qua Pieth Tow fut baptisé Brant. Il était en fait le grand-père du célèbre chef iroquois Joseph Brant. Les images anciennes d’autochtones du Canada sont rares. Le Musée McCord en possède plus de 1 200, datant du dix-huitième siècle au début du dix-neuvième siècle, et représentant des peuples de tout le pays, incluant l’Arctique.
Les autochtones sont allés en Europe pour la première fois au 16e siècle, kidnappés par des explorateurs qui les exhibaient comme preuve des nouvelles contrées étranges qu’ils avaient visitées. Plus tard, les chefs autochtones ont visité de leur plein gré les cours d’Europe, désireux d’explorer de nouvelles terres et de renforcer leurs alliances. Ce remarquable portrait illustre un des quatre diplomates qui se sont rendus à Londres pour rencontrer la reine Anne en 1710. Présentés comme des représentants de la « Confédération des Cinq Nations d’Amérique du Nord », ils étaient allés en Angleterre pour demander que des missionnaires viennent leur donner un enseignement religieux et pour obtenir une aide militaire.
Ce portrait de Brant, un Mohawk et membre du clan de l’ours, est l’une des meilleures représentations de tatouages autochtones en usage au 18e siècle à exister. La signification exacte des motifs complexes qui couvrent une grande partie du corps de Brant demeure obscure. Toutefois, son allure frappante était sans doute liée à son statut de guerrier et de chef accompli. Brant est mort peu de temps après son retour de Londres. Son petit-fils était le célèbre chef mohawk Joseph Brant.
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Incendie de la maison Hayes, square Dalhousie, Montréal.
Écrit par Marie-France le 18 janvier 2008 – 10:28 -Le 7 juillet 1852, un incendie éclate du côté est de la rue Saint-Laurent à Montréal. Lorsque les flammes sont finalement maîtrisées deux jours plus tard, 10 000 personnes se retrouvent à la rue. Ce tableau de James Duncan représente la maison Hayes, square Dalhousie, en train de brûler. Duncan émigre au Canada vers 1825 et en 1831, John Samuel McCord, le père du fondateur du Musée, lui commande des vues de la région de Montréal. La collection McCord contient de nombreux exemples de l’oeuvre de Duncan. Ces tableaux sont une source de renseignements inestimable, puisqu’ils représentent Montréal entre 1831 et 1878, époque où la ville était en pleine croissance.
Peinture
Incendie de la maison Hayes, square Dalhousie, Montréal.
James Duncan (1806-1881)
1852, 19e siècle
Huile sur bois
30.8 x 41.2 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M310
© Musée McCord
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